Télétravail : un serious game pour accompagner le changement

Quand les serious games s'invitent dans les pratiques managériales

Les jeudis de l'innovation, Laboratoire d'innovation publique Occitanie
Les jeudis de l'innovation, Lab-O Toulouse, mars 2018

Quelle contribution du jeu à la conduite du changement?

Ian Gûnther

Les « jeudis de l’innovation » du Lab-O à Toulouse et Montpellier visent à valoriser les capacités d'innovation dans la Fonction Publique. Ici, des représentants des services déconcentrés de l’État ont partagé leur intérêt pour la conception de serious games, l’intégration de jeux en formation, et exploré les mécanismes à l’œuvre lorsque le jeu s’invite dans les pratiques managériales.

En présence de sa commanditaire, nous avons relaté notre contribution à la conception d’un jeu Télétravail, porté par la plateforme interministérielle d'appui à la GRH. Son objectif : sensibiliser les cadres et agents de la Fonction Publique interministérielle à la réalité du télétravail, objectiver les représentations et lever les freins relatifs à sa mise en place.

Plus d'infos sur la fabrication du jeu sur le site de la Préfecture Occitanie

Le jeu, avenir du management ? Comment la magie opère

Jeu QVT Aract Val de Loire
Jeu QVT Aract Val de Loire

Le jeu dans les organisations conjugue l'expérience ludique et une pédagogie de la transformation. Avec lui, les équipes partagent leurs connaissances, développent des synergies et une émulation collective.

Les mécanismes à l’œuvre (métaphore, analogie) font du jeu un vecteur de transformation, ce que nous confirme l’éclairage des neurosciences. Avec de fréquents feedbacks, clairs, constructifs et encourageants, jouer suscite la prise de risque et libère l’énergie d’action.

Choix et exploration, sources de motivation

Motivation

Les pratiques ludiques ouvrent des opportunités d’apprentissage inédites, et nombreuses sont ses vertus pour lutter contre le manque de sens, de confiance et d’engagement. Ainsi, pour R. Vallerand, le jeu, en concourant à "laisser le choix à l’individu", va "augmenter son autodétermination et accroître sa motivation ».

Un retour d’expérience sur l'innovation managériale

Reinventing Organizations - Frederic Laloux

Pour couronner le propos, nous avons relaté la conception d’un jeu sur l’innovation managériale, apprentissage expérientiel fondé sur les propos de Frédéric Laloux dans Reinventing Organizations.

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Capgemini et CNES : Interview croisée de deux intrapreneures

Comment s'y prend-on pour être intrapreneur?

Comment booster la dynamique d'innovation intrapreneuriale?

 

Propos édifiants de deux intrapreneures qui croisent ici leur aventure.

Hélène Brossier, Consultant manager à Capgmeni Toulouse

 

 

A son poste d'accélération des programmes,  Hélène met en œuvre son approche de management des intrapreneurs, fondée sur l'encouragement, l'allocation de ressources et l'incentive.

Cathy Lacomme Verbiguié, aujourd'hui chef de projet de la transformation numérique et du "New Management" au CNES

 

 

Elle obtint fin 2015 un trophée pour REBOOsT, projet de transformation de la DSI visant à mieux travailler ensemble pour un système d’information plus performant.


Quel a été le point de bascule, la prise de conscience qui a fait de vous une « intrapreneure » ?

Hélène Brossier, Manager Conseil, Capgemini
Hélène Brossier, Manager Conseil, Capgemini

Hélène : je suis arrivée dans un service où les gens étaient incentivés par une prime annuelle. Je ne trouve pas cela très efficace managérialement.

J’ai voulu proposer des alternatives à ce modèle en mettant en avant autre chose où l’argent n’est pas le moteur de l’action, mais le goût de l’innovation.

Car c’est une question de survie pour nos salariés : quel sera notre emploi dans 15 ans ?

Cathy Lacomme Verbiguié, Chef de projet de la transformation numérique, CNES
Cathy Lacomme Verbiguié, Chef de projet de la transformation numérique, CNES

Cathy : J’ai, en 2015, constaté que j’avais un problème : nous devions conduire un changement profond, et je sentais que nous n’allions faire que le minimum technologique alors que nous avions besoin d’une vraie force de frappe.

 

Soit nous jouions « petit bras », soit nous nous remontions les manches : le 2ème choix était pour moi une évidence.

Comment avez-vous conquis l’appui de la direction et recherché des alliés ?

Cathy : dans tous les cas l’intrapreneuriat suppose un mandat de la direction ; ce changement managérial a été conduit avec la DRH du siège.

 

Hélène : j’ai moi aussi eu un mandat de la direction et un mentor exemplaire en interne.

Quelles sont les protections dont le projet a besoin pour lui permettre de vivre ?

Cathy : il faut un dévoilement modéré, un reporting dosé, garder au projet son « jardin secret » pour ne pas brider la créativité interne et faire confiance à l’intelligence collective : par exemple, j’ai convié la direction au séminaire bilan sans qu’elle ait une totale maîtrise du contenu. Elle a découvert certaines réalisations en direct, ce qui est exceptionnel mais elle a joué le jeu !

 

Hélène : certes le livrable final est impératif, mais les moyens d’y faire adhérer sont tout aussi prépondérants – car la seule question qui vaille est « comment va-t-on défendre LA bonne idée ? »

 

Comment s’y prend-on pour "intraprendre" avec peu de moyens ?

Cathy : personnellement, j’ai gardé mes fonctions opérationnelles et réparti mon temps en autonomie. J’ai aussi su travailler avec des « bouts de chandelle » et fait appel aux volontaires ! Le message à passer était fort : « nous avons déjà tout, nous pouvons nous transformer en travaillant différemment ».

Hélène : par proposition collégiale d’une équipe de management , soutenue par la direction, 3 à 5 % du budget d’un « bouquet » (bundle = ensemble de projets mis en œuvre pour un client sur plusieurs années, NDLR), sont dédiés à la R&D, en toute transparence avec le client. Ce qui signifie que nous constituons un budget R&D qui est en partie supporté et totalement approuvé par le client.

 

Quelles "bonnes pratiques de l’intrapreneur" avez-vous mises en place ?

Hélène : dans les « practices » comme la RH (des « disciplines » qui se créent naturellement par des centres d’intérêt communs), un petit déjeuner a lieu toutes les 3 semaines pour présenter les initiatives innovantes ou l’état de l’art sur un sujet. Et nous mettons en place des cellules d’innovation dans les bundles qui accueillent 50 à 100 salariés.

Cathy : Nous avons développé un certain nombre de rituels : des cafés de l’innovation ; des groupes de pairs ; la conviviale attitude ; le panier à problèmes ; le traitement de la relation critique pilotes sponsors, les petits-déjeuners presque parfaits inter-service, des affichages visuels interpellants, …

 

Comment s’est manifestée votre capacité à diverger et à faire entrer l’authenticité dans l’intrapreneuriat ?

Authenticite humour

Cathy : « on bouscule » ; j’ai vu des managers secoués. Et en même temps j’ai réussi à faire sauter la soupape, et à introduire du fun ! Tout simplement, j’ai aidé à oser !

 

Hélène : pour le traduire en image, il faut savoir aller à la périphérie (la créativité) pour revenir enrichi au centre (le cœur de l’activité). Pour les collaborateurs, tomber les masques est un tel soulagement.

Comment avez-vous revisité le rôle du manager ?

Hélène : j'ai adopté le rôle d’un manager inspirant ; d’un mentor. Car avec les jeunes générations se pose LA vraie question du management : quels seront les emplois de demain ?

Ainsi, j’ai lancé des challenges dont les salariés s’emparent…S’ils le souhaitent. Je cherche à détecter chez les personnes ce qui va au-delà de ce qui leur est demandé pour qu’elles puissent exprimer leur potentiel. C’est un management de facilitation plutôt que de direction.

 

Cathy : je me suis construit ce rôle dans lequel j’ai insufflé créativité, expérimentation, tolérance à l’échec. Je suis restée dans l’authenticité, être soi est indispensable pour porter un tel projet sur la durée car il faut une énergie infaillible : ceux que l’on a embarqués comptent sur vous !

Il faut savoir soutenir les idées, encourager les initiatives, détecter les talents cachés de chacun, canaliser les forces individuelles pour mettre en lumière la richesse du collectif.

Quelles sont pour vous les règles de survie de l’intrapreneur ?

kayak rapides

Cathy : se nourrir aussi à l’extérieur de l’entreprise, se former (MOOCs…). Accepter de "démarrer petit”; “tisser sa toile”. Et surtout faire preuve d’une tolérance à l’échec : la peur de l’échec gèle l’innovation ; il faut savoir réemployer l’échec pour en faire une force car cela démontre aussi que tout le monde peut essayer !

Quel est le rôle de l’espace de travail dans la réussite ?

ASE Capgmini Toulouse
ASE Capgmini Toulouse

Hélène : Capgemini Toulouse a mis en œuvre un espace de créativité, plateforme de plusieurs centaines de mètres carrés, l’ASE (Accelerated Solution Environment). Par ailleurs, nous avons 9 laboratoires d’innovation dans le monde. Il faut dégager des espaces où les gens vont s’autoriser ce type d’initiative.

Cathy : j’ai obtenu qu’un espace physique, intitulé Reboost, soit dédié à notre projet. Cela était à mes yeux une condition de réussite. J’ai aussi instauré le desksurfing, ou possibilité de changer de bureau pendant une journée avec un collègue pour découvrir son environnement de travail en totale immersion dans un service nouveau avec des méthodes de travail différentes.

 

Qu’est-ce que le fait d’être une femme apporte de plus, ou de différent  à l’intrapreneuriat ?

Femme picto

Cathy : les femmes sont des catalyseurs de décision. Nous ne passons pas des heures à palabrer en réunion !

 

Hélène : mon N + 1 dit de moi que j’ai « quelque chose d’entourant qui est proprement féminin » :).

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Le serious game, vecteur de transformation?

Qu'y a-t-il de commun entre le gaming et la conduite du changement?

Meetuup Laboïkos juin 2017
Meetup Laboïkos - juin 2017

 

Le jeu en entreprise conjugue l'expérience ludique et une pédagogie de la transformation. Entrepreneurs, intrapreneurs, à l'initiative de Parsifal Conseil, ont partagé lors d'un Meetup au Laboïkos Toulouse, leurs expériences du "gaming".

Témoignant d'un serious game né de notre rencontre avec Frédéric Laloux (Reinventing Organizations), nous avons relaté comment un jeu pouvait faire vivre l'expérience de nouveaux modèles organisationnels, plus libres et plus autonomes.

Pourquoi un serious game pour accompagner le changement ?

Fondé sur des simulations réalistes, interactives et collaboratives, l'apprentissage expérientiel repose sur des méthodes immersives. Ainsi, le modèle 70 : 20 : 10 (Lombardo & Eichinger, 1990) évalue que 70% de l’apprentissage est lié à l'expérience, 20 % à l'exemple d'autrui, et seulement 10 % à la formation classique.

Modèle Lombardo Eichinger

L'apprentissage expérientiel suscite un engagement émotionnel au service de la transformation, qu'elle soit individuelle et collective. Deux moteurs principaux suscitent cet engagement : la coopération et la dimension ludique des simulations.

Le serious game est-il à lui seul un vecteur de transformation?

Le jeu n’a pas vocation à transformer les détracteurs en militants. Il invite les individus et les équipes à vivre le droit à l'expérimentation, en temps réel et en mesurant les impacts de leurs décisions. Au sein du collectif, il permet de "penser indépendamment ensemble" (Forbes).

Jouer, c'est mettre de la joie dans le système

 

Le jeu transforme aussi à un autre niveau. Il libère l’énergie d’action. Il suscite des prises de conscience par des analogies et mobilise la plasticité cognitive et comportementale. Il nous rend créateurs de nouvelles solutions et ressources.

 

Avec le retour au réel, et pour changer les choses de façon durable, le jeu se couplera avec un accompagnement selon l'ampleur et la profondeur désirée de la transformation.

 

Aristote, avec la Praxis, nous dit qu'en transformant le monde, l’homme se transforme lui-même et élève son intelligence. Ceci n'est autre que la proposition de valeur du serious game. Le jeu constitue une amorce pour s'inventer un nouveau destin...ensemble!

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Meetup Parsifal 2017 :accompagner les groupes dans leur épopée de changement

event laboikos running

Entrepreneurs, intrapreneurs, moteurs du changement en entreprise se sont réunis le jeudi 29 juin au Lab'Oïkos à Toulouse sous l'égide de Parsifal Conseil.

Notre proposition de valeur : aborder ensemble comment et à quel degré le jeu transforme les organisations.

Jouer, c'est mettre de la joie dans le système

Nous nous sommes entretenus de récit épique et de storytelling, et de nouveaux codes managériaux qui conjuguent travail et plaisir.

Nous avons évoqué notre rencontre inspirante avec Frédéric Laloux, à l'origine de l'idée d'un serious game porté par Parsifal Conseil avec une équipe de facilitateurs européens. Et comment cet apprentissage expérientiel génère un engagement émotionnel au service de la transformation individuelle et collective.

Le Lab'Oïkos, a place to be!

Logo Laboikos toulouse

Le Lab'Oikos : au 32 rue Riquet à Toulouse, ce haut lieu de co working accueille aussi depuis quelques jours le Laboratoire d'Innovation Publique de la Préfecture de Région. Open innovation, on vous dit!

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Forum Ouvert sur l'éducation : vivez l'intelligence sociale !

Transition…Vous avez dit transition ? Et si la transition majeure était à faire dans l’éducation ? La période est propice, à Toulouse et ailleurs, pour s'engager concrètement dans une véritable R&D sur l'éducation et la formation en France.

 

Parsifal Conseil co organisé fin 2016 un Forum Ouvert dédié à l’innovation dans l’éducation. 

Cet événement exceptionnel, sous l’égide du LabSchool Network, s’est tenu simultanément dans 7 grandes villes de France : Paris, Lille, Strasbourg, Brest, Lyon, Montpellier et Toulouse.

 

Le livre blanc qui compile ces propositions est adressé aux élus et candidats aux prochaines élections présidentielles. Ainsi, les participants agissent pour l’avènement d’une forme concrète d’intelligence sociale!

 

170 personnes de tous horizons professionnels ont activement échangé lors de cette journée nationale. Les ateliers, organisés à l'image de "pauses café" ont permis les échanges d'idées et d'expériences.

 

Notre rôle a été d’accompagner l'émergence des idées et des plans d’action, diffusés en temps réel via la plateforme en ligne Politizr.

 

A Toulouse, c’est le Domaine Beausoleil qui a accueilli ces ateliers d'intelligence collective dédiés à co-créer des solutions concrètes.

 

Vous voulez promouvoir vos idées pour la mise en œuvre d'une véritable R&D de l’éducation ? apprendredemain.fr est la plateforme créée par notre partenaire du CRI Paris François Taddei, avec le soutien de la Ministre de l’éducation. A vos plumes...numériques!

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Danse dans les organisations : une percée en coaching d'équipes

Fin 2016, Parsifal Conseil tenait une conférence lors du 48ème Congrès International de Recherche en Danse, pour y introduire le mouvement dansé comme vecteur d'efficacité et de paix sociale dans les entreprises avec trois principes clés: Créativité, Cohésion et Cohérence.

 

Ce congrès qui s'est tenu pour la première fois en France, à Avignon. Ce congrès est organisé par le Conseil International de la Danse (CID). placé sous l'égide de l'Unesco.

 

Se fondant sur les dernières percées de la recherche en management, en particulier les propos de Frédéric Laloux dans "Reinventing Organizations", nous nous inspirons d'une conception organique des organisations donnant lieu à des communautés de travail agiles et inspirées.

 

Au moyen de trois retours d'expérience, nous avons valorisé l'introduction de la puissance du mouvement dansé pour intervenir sur l'esprit d'entreprendre, le sens et la confiance dans les organisations.

 

Nous développons des interventions novatrices, avec des praticiens (Sarah Jean) et des danseurs chorégraphes de renommée internationale : Myriam Naisy (Cie l'Hélice), Fabienne Courmont.

Conçues pour répondre aux problématiques de chaque client, ces approches agissent potentiellement à trois niveaux, la Créativité, la Cohésion et la Cohérence. Elles renforcent la connexion des équipes à la raison d'être de l'organisation, au service de son efficacité et de sa performance.

 

Prochaine étape : la Grèce, où le Conseil International de la Danse nous fera rencontrer de grandes entreprises enclines à introduire la danse dans l'accompagnement de leur organisation.

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Intrapreneuriat et grandes entreprises, une équation gagnante

Intrapreneuriat et Cie Ekito Toulouse Business School Igor Bertrand
Conférence Intrapreneuriat et Cie avec Ekito et TBS

Avec l’événement « Intrapreneuriat et Cie», l’esprit d’entreprendre et l’innovation on été mis à l’honneur en juin dernier avec Parsifal Conseil et Ekito à Toulouse Business School.

 

Cette soirée exceptionnelle a réuni 85 participants issus du monde de l’entreprise, venus écouter comment Thales, Capgemini, et même le Ministère de l'Agriculture... laissent libre cours à l'autonomie.

 

« Entre rebelles et super-héros, les profils intrapreneuriaux sont désormais recherchés par les entreprises pour qui l’innovation est devenue condition de survie », explique Edith Degrendel, ici conférencière et modératrice de table ronde, à l’initiative de cette soirée.

 

« L’intrapreneuriat consiste à entreprendre au sein d’une organisation. Par cette dynamique, un individu ou une équipe va générer l’innovation, et développer de nouveaux processus, marchés ou activités. Nous avons donné la parole à ceux qui conjuguent au quotidien l’envie d’entreprendre en entreprise. »

 

Revenons en particulier sur les initiatives portées par de grandes organisations. Pour Hélène Brossier, Manager Conseil chez Capgemini, il s'agit de "dégager des espaces dans lesquels les personnes vont générer de nouvelles initiatives" pour "innover à tous les niveaux".

 

Qui peut donc être intrapreneur? "N'importe qui pourvu que cela génère de la valeur pour l'entreprise", affirme Cédric Balty, Directeur de l’Innovation chez Thales Alenia Space. Fabrice Bertrand, impliqué dans la mise en œuvre du concept innovant de start up d’Etat, nous raconte comment un "commando" travaillant au premier chef sur les "irritants" fut à l'origine de l'innovation au sein du Ministère de l’Agriculture.

 

Nos orateurs ont mis en évidence que l'intrapreneuriat constitue un vivier pour l’innovation, sous réserve d'une souplesse suffisante dans l’organisation pour accueillir l’initiative. Il n'est pas non plus un "chemin bordé de roses", rappelle Hélène Brossier. Pour elle, la création de valeur se mesure certes par les indicateurs classiques, mais aussi par les indicateurs sociétaux et humains : la valeur du projet, c'est "celui qui embarque les gens".

 

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L’intrapreneuriat, le pari de l’autonomie créatrice

Intrapreneuriat et Cie, notre événement du 31 mai
Intrapreneuriat et Cie, notre événement du 31 mai

L’intrapreneuriat est l’adoption de pratiques entrepreneuriales au sein d’organisations existantes afin de développer de nouveaux processus, marchés ou activités. Conscientes que la dynamique d’innovation est  nécessaire à leur développement, voire à leur survie, nombre d’entreprises sont aujourd'hui en quête de profils intrapreneuriaux.

 

Au menu de notre événement organisé avec ekito et TBS le 31 mai

http://www.tbs-education.fr/fr/intrapreneuriat-et-cie-mardi-31-mai-2016-de-18h-20h30

 

Un profil hybride

Or, l’intrapreneur a une double généalogie : celle d’un entrepreneur (vision et volonté, engagement, leadership…) et celle d’un salarié de l’entreprise, avec ses règles, ses procédures et ses arcanes politiques. L’intrapreneur, « déviant positif », se trouve donc au cœur d’un système qui doit faire preuve de sa capacité à intégrer sa création de valeur sans l’absorber dans les process classiques.

 

Les clés de la réussite

La responsabilité de l’intrapreneur et celle de l’entreprise sont ici imbriquées. L’intrapreneur, fort de son adaptabilité, son ingéniosité, vérifie la cohérence de son projet avec le besoin stratégique de l’entreprise. L’entreprise se porte garante de la culture, pourvoit au cadre et aux mesures d’accompagnement qui permettent à « l’action autonome » de prospérer. Ainsi, elle suscite et assume la réussite de ses salariés, et partage avec l’intrapreneur la gratification de l’acte créateur.

 

« L'innovation est une idée antagoniste qui a survécu », dit Jef Staes. Ainsi, l’intrapreneur pourrait bien être l’acteur divergent qui s'y épanouit tout en faisant prospérer l'organisation!

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FailCon, accueillir l'échec avec grâce

FailCon Toulouse 2015

Née aux Etats-Unis, la FailCon invite les participants, dirigeants, investisseurs, start ups, à changer radicalement leur regard sur l’échec. Cet événement d’une journée organisé à Toulouse par Ekito est un creuset d’informations pour une stratégie gagnante, et donc pour...réussir.

Authentiques, vulnérables et puissants

A la FailCon, sans édulcorer l’échec et ses conséquences, on se trouve loin de toute classique glorification "corporate". Ici, les orateurs viennent témoigner authentiquement de ce qu'ils ont vécu. Ils nous montrent que l’échec n’ôte rien à la dignité, l’intégrité, la respectabilité de ceux qui le traversent. Bien au contraire : l’expérience booste toutes ces qualités et renforce leur appétit d’action.

Les do’s en 5 points : protection, transparence, lucidité, discernement, anticipation

1. La protection de soi

« Etre mou, non résistant » pour encaisser les soubresauts; « savoir fermer les oreilles, ne pas trop écouter l’extérieur » pour se concentrer sur ce qui va bien. Se protéger, c’est aussi protéger les autres, y compris ses proches.

2. La transparence

La confiance est l’atout majeur de l’entrepreneur : le leader se doit d’être exemplaire. Qu’il ne porte jamais de masque et qu’il dise la crue réalité à ses collaborateurs, clients et parties prenantes, inspire la confiance dans sa solidité, son alignement et sa capacité à surmonter la crise.

3. La lucidité

La lucidité réside dans la relation à soi : « reconnais qui tu es », et dans la relation aux autres pour aligner des objectifs de l’équipe et inclure les motivations de tous les contributeurs.

4. Le discernement

Il s’agit ici d’écouter son intuition, d’itérer pour laisser la place à l’exploration, d’être dans l’action et de prendre des décisions rapidement. Ne pas être trop « amoureux de son idée » pour détecter et éviter les biais de décision et…accepter de "débrancher" à tout moment.

5. L'anticipation

C’est définir ce que l’on peut faire et ce qui doit être délégué, anticiper le remplacement des fonctions clés, penser rétention de clientèle  vs acquisition, anticiper la prochaine levée de fonds. C'est être attentif à l'alignement de sa vision avec les investisseurs... que l'on choisit parfois pour de mauvaises raisons.

Changer de perspective : la résilience

Nikki Durkin FailCon Toulouse

Enfin, le meilleur conseil sera sans doute le dernier : se rappeler que l’échec n’est pas un concept, tout juste une expérience. C’est une interprétation. Et pour en sortir, il suffit de requalifier les événements. En établissant une relation positive à l’expérience, nous l’inscrivons dans un simple processus d’apprentissage. Edison, l’inventeur de l’ampoule à incandescence, n’a-t-il pas dit : « J’ai bâti ma réussite à coups d’échecs » ?

 

Ainsi Nikki Durkin, fondatrice de 99 Dresses, une start up fashion à la gloire éphémère, cite le sage Rumi : « do not worry if your life is turning upside down ; what tells you that the side you are used to is better than the other one ?” 

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